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La dette publique française et ses 2 fantômes.

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Rédigé par Olivier Potellet

1- De la bonne gestion à la désinvolture.

En 1980, la France est peu endettée (94 milliards d’euros) soit 20% du PIB.

La dette ne cesse de monter jusqu’à 1200 milliards en 2008.

Mais elle est contenue à 60% du PIB entre 1996 et 2008.

Depuis 2008, chaque crise (subprimes, zone euro, covid…) est un prétexte pour un endettement incontrôlé .

La dette française atteint désormais 3500 milliards soit 117% du PIB.

2- Les intérêts de la dette prennent une place considérable.

La baisse des taux jusqu’en 2020 a permis de réduire le montant annuel des intérêts à rembourser.

Le paiement annuel a baissé de 60 milliards en 1996 à 30 milliards en 2020.

Mais les taux remontent et les chiffres s’emballent.

En 2026, l’addition s’élève à 74 milliards ce qui est supérieur au budget de la Défense (66 milliards).

3- Le fantôme hésitant de la Banque Centrale Européenne (BCE).

La BCE a augmenté ses taux d’intérêt à 2,25% en juin 2026 pour lutter contre l’inflation.

Mais le risque de récession économique en Allemagne et en France est probable.

De plus, chaque hausse augmente le coût de la dette et des intérêts à rembourser.

Que faire ?

Les objectifs économiques, politiques sont contradictoires, surtout avant une élection présidentielle.

4- Le fantôme de la Grèce.

En 2008, la dette grecque représentait 113% du PIB.

Les investisseurs dégradent sa note financière puis le pays est mis sous tutelle.

En échange de l’aide internationale , les réformes sont brutales.

100.000 postes de fonctionnaires sont supprimés (12%) et les retraites sont réduites de 15% et gelées 5 ans.

Conclusion.

Dans cet environnement, il est sage de confier votre épargne à des personnes compétentes qui vont diversifier de façon sérieuse vos placements et le fruit de votre travail.