Pourquoi sommes nous très réservés sur les investissements en Chine ?
1- Une prospective démographique pire que les prévisions.
La Chine a perdu 3 millions d’habitants en 2025 et le taux de fécondité est descendu à 0,8 enfant par femme.
Ce pays va perdre 200 millions d’habitants d’ici 2050.
La comparaison avec le Japon fait réfléchir car le PIB nippon 2025 est revenu au niveau de 1998.
2- Une phase 2 de l’économie qui nécessite l’assouplissement du régime chinois.
La phase 1 (1990-2020) a permis une croissance exceptionnelle de la Chine.
Le PIB a été multiplié par 20 en s’appuyant sur de grandes sociétés et l’investissement public.
La phase 2 correspond à l’étape où les PME prennent le relais des grandes sociétés et le marché intérieur devient un moteur primordial de l’économie.
Cette phase 2 a besoin de sécurité juridique et politique pour protéger les petits acteurs.
Mais dans la tête des dirigeants chinois, l’assouplissement politique leur rappelle l’épisode de 1991 en URSS et l’effondrement du grand frère communiste en 1 an.
Comment réussir la phase 2 dans ces conditions ?
3- Des premiers chiffres peu encourageants.
Le marché immobilier est en crise depuis 2021 et la faillite d’Evergrande.
L’estimation de baisse des prix est de 40% en 5 ans.
L’immobilier a représenté une part disproportionnée de 30% du PIB pendant la phase 1 ( en France, 11%).
L’endettement des ménages chinois est passé de 18% du PIB en 2007 à 60%.
Devant la difficulté de mettre en place un marché intérieur, c’est maintenant les exportations qui servent de moteur.
L’excédent commercial atteint 1200 milliards de $ en 2025.
Conclusion.
Un investissement équivalent en 2011 aura fait sur 15 ans + 66% sur le MSCI chinois et + 660% sur le SP américain.
