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Le Coronavirus – Analyse – Impacts réels et opportunistes – Recommandations

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Rédigé par Olivier Potellet

Analyse du virus :

La communauté médicale est indécise car si le virus semble moins dangereux qu’une grippe saisonnière ( 8.100 morts en France en 2019 ), le risque de  transmission sans symptôme apparent et la vitesse de contagion font naître de l’inquiétude.

L’absence de réponse claire sur le traitement  ( excepté la quarantaine qui est la réponse ultime ) l’étendue  des risques  et la durée de l’épidémie se répercutent sur l’économie et la finance.

Impacts réels et opportunistes :

Les marchés financiers sont les premiers touchés en raison des flux financiers ( 5.000 milliards par jour à travers le Monde ). Ainsi le Dax et le Cac 40 ont perdu 21% depuis 1 mois.

2 remarques importantes : comme toujours le marché américain est moins impacté et le Dow Jones n’a perdu que 11% depuis 1 mois.

Deuxièmement, les conséquences du virus sont un bon argument pour réaliser des plus values après que des indices boursiers aient atteint des plus hauts pas toujours justifiés par des performances économiques.

L’impact sur les marchés financiers semble en bonne partie exagéré et opportuniste.

Sur l’économie réelle, le vrai impact est celui du ralentissement des échanges internationaux qui pourrait peser sur la croissance mondiale et plus encore sur les économies exportatrices comme l’Allemagne.

Néanmoins, le  virus est un choc exogène qui ne vient pas des fondamentaux économiques et on peut imaginer un rattrapage rapide dès que la menace aura disparu.

En attendant, les Banques centrales vont maintenir des taux d’intérêts très bas ( – 0.50% pour la BCE  et 1% pour la FED ) et les pays avec un excédent budgétaire pourront relancer leur économie nationale.

On peut regretter que la BCE n’ait pas relevé ses taux ces dernières années quand les bons résultats économiques le permettaient ( elle aurait de la marge de manœuvre à la baisse ) et on peut également regretter que certains pays n’aient pas réduit leur déficit budgétaire car là aussi il y aurait des marges de manœuvre pour la relance ( 13 pays toutefois en excédent budgétaire en 2019 dans la zone euro).

Sur les matières premières :

La logique est respectée avec un cours du pétrole à 36$ qui a perdu 35% en 1 mois ( moins de croissance mondiale signifie moins de besoin de pétrole ) et l’Or reste une valeur refuge à + 10% depuis le début de l’année.

 

Recommandations :

Evidemment , Renforcer ou maintenir une partie Immobilier dans votre patrimoine ( papier ou physique ) pour être protégé de ces incertitudes financières.

Deuxièmement, une partie de votre allocation doit être investie sur des valeurs défensives autour de l’Or ( amortissement des chocs financiers).

Troisièmement , ne pas négliger le dollar et le marché américain qui baisse toujours moins que les autres et rebondit plus vite.

Quatrièmement, investir sur des secteurs d’avenir qui vont rebondir fortement après cette crise et profiter pour les nouveaux versements d’un point de départ bas.

Cinquièmement, éviter les fonds diversifiés qui manquent de clarté et ne profiteront pas du rebond.

 

La synthèse de ces recommandations est que nous différencions bien ce qui est une crise liée à un évènement extérieur ( un virus mondial ) et une crise liée à des raisons économiques structurelles ( ce qui n’est pas le cas).