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Le Coronavirus – 2ème analyse – Impacts et recommandations

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Rédigé par Olivier Potellet

Analyse de la situation pour faire face au virus :

Deouis le 11 mars , un comité scientifique composé de 11 membres donne des recommandations au Gouvernenment qui a choisi la stratégie du confinement face à ce virus.

L’absence de réponse claire sur le traitement , le manque de masques et de tests et l’afflux dans les services de réanimations dans les hôpitaux a « légitimé » cette solution ultime.

Cependant, les conséquences économiques et sociales en France de cette décision commencent à se chiffrer dans des proportions importantes ( déficit de la Sécurité Sociale 2020 estimé à 41 milliards, déficit budgétaire estimé à 9% et dette publique à 115% du PIB).

Impacts réels, financiers et opportunistes :

Les marchés financiers sont les premiers touchés en raison des flux financiers ( 5.000 milliards par jour à travers le Monde ). Ainsi le Dax  a perdu 21% depuis le 1er janvier et le CAC40 26%.

2 remarques importantes : comme toujours le marché américain est moins impacté. Le Dow Jones n’a perdu que 17% depuis le 1er janvier et le Nasdaq seulement 5%.

Deuxièmement, les conséquences du virus sont un bon argument pour réaliser des plus values après que des indices boursiers aient atteint des plus hauts pas toujours justifiés par des performances économiques.

L’impact sur les marchés financiers semble en bonne partie exagéré et opportuniste. D’ailleurs , il existe de grandes disparités entre les secteurs et certains comme la technologie ou de la santé sont presque revenus en positif.

Sur l’économie réelle, le vrai impact est celui du ralentissement des échanges internationaux et des activités « internationales  » comme le tourisme et les activités de transport ce qui va peser sur la croissance mondiale.

La durée du confinement pèse également sur les petites entreprises, les commerçants et artisans car leur trésorerie ne dépasse que rarement 1 mois d’activité.

Néanmoins, le  virus est un choc exogène qui ne vient pas des fondamentaux économiques et on peut imaginer un rattrapage rapide dès que la menace aura disparu.

En attendant, les Banques centrales vont maintenir des taux d’intérêts très bas ( – 0.50% pour la BCE  et 1% pour la FED ) et les pays avec un excédent budgétaire pourront relancer leur économie nationale.

On peut regretter que la BCE n’ait pas relevé ses taux ces dernières années quand les bons résultats économiques le permettaient ( elle aurait de la marge de manœuvre à la baisse ) et on peut également regretter que certains pays n’aient pas réduit leur déficit budgétaire car là aussi il y aurait des marges de manœuvre pour la relance ( 13 pays toutefois en excédent budgétaire en 2019 dans la zone euro).

Sur les matières premières :

La logique est respectée avec un cours du pétrole qui a perdu 66% depuis le 1er janvier( moins de croissance mondiale signifie moins de besoin de pétrole  + conflit géopolitique USA-Opep ) et l’Or reste une valeur refuge à + 14% depuis le début de l’année.

 

Recommandations :

Evidemment , Renforcer ou maintenir une partie Immobilier dans votre patrimoine ( papier ou physique ) pour être protégé de ces incertitudes financières.

Deuxièmement, une partie de votre allocation doit être investie sur des valeurs défensives autour de l’Or ( amortissement des chocs financiers).

Troisièmement , ne pas négliger le dollar et le marché américain qui baisse toujours moins que les autres et rebondit plus vite.

Quatrièmement, investir sur des secteurs d’avenir qui vont rebondir fortement après cette crise et profiter pour les nouveaux versements d’un point de départ bas.

Cinquièmement, éviter les fonds diversifiés qui manquent de clarté et ne profiteront pas du rebond.

 

La synthèse de ces recommandations est que nous différencions bien ce qui est une crise liée à un évènement extérieur ( un virus mondial ) et une crise liée à des raisons économiques structurelles ( ce qui n’est pas le cas).